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La véronique de Perse (Veronica persica, Plantaginaceae)

Les Véroniques (Veronica en latin) sont des espèces herbacées, de petites tailles, réparties dans l’hémisphère nord qui appartiennent à un genre facilement reconnaissable.

Le genre Véronique (Veronica en latin) comprend de très nombreuses espèces dans le monde, environ 180, principalement présentes sous le climat tempéré de l’hémisphère nord, seules 25 espèces poussent dans les montagnes africaines. Celles présentes sur notre territoire fleurissent dès le mois d’avril, comme la véronique de Perse (Veronica persica, photographie ci-dessous).

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Véronique de Perse (Veronica persica). Cette espèce est originaire de l’ouest de l’Asie et s’est répandue dans toute l’Europe tempérée lors des 2 derniers siècles. Un des caractères d’identification de cette espèce est la longueur importante des pédoncules floraux.

Villethierry (89 140), le 17 avril 2010.


La Véronique tire son nom de Sainte Véronique qui, selon la tradition, essuya le visage de Jésus Christ alors qu’il portait la croix. Son voile reçut alors l’empreinte du visage de Jésus Christ ; cette empreinte fut appelée veronicon, la vraie image.

Pierre Fournier dans “Les quatre flores de France” rapporte que la fleur des véroniques fut comparée au Moyen-Âge à cette empreinte car elle dessinait un visage rudimentaire avec les 2 anthères figurant les yeux.

En anglais, le nom commun de la véronique est “speedwell” i.e. “goodbye”, au revoir, car la corolle tombe très rapidement.

Les pétales sont au nombre de 4, soudés entre eux, et il y a seulement 2 étamines. Ces 2 critères permettent d’identifier facilement le genre.

Autrefois classée dans les Scrophulariaceae (la famille de la digitale), les dernières classifications basées sur l’analyse des gènes (“APG III” : Angiosperm Phylogeny Group) placent la Véronique dans les Plantaginaceae (la famille du plantain).

Il est rapporté quelques utilisations médicinales traditionnelles des véroniques, en particulier pour la véronique officinale (V. officinalis) qui semblerait, tout compte fait, être dépourvue de propriété curative.

Certaines sont utilisées en horticulture telle que le cresson de cheval (Veronica beccabunga), une véronique aquatique.

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