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Outil de recherche systématique et botanique

Un moteur de recherche que nous avons développé a été mis en place ce jour (31/07/2005), afin de faciliter les recherches sur le site botanique.org. Ce moteur vous permet d’effectuer une recherche dans : – les définitions botaniques, – les noms scientifiques de genres, la classification utilisée étant celle d’APG II, – les commentaires des galeries de photographies, – l’intégralité des articles (corps du texte). Les résultats des recherches sont surlignés en jaune dans les articles proposés. Dans le cadre d’une recherche de genre (seulement de nom de genre en latin, sans nom d’espèce), si un article est trouvé, un lien vers les galeries d’images de Google est donné en reprenant le nom de genre. Si le nom recherché est un ancien nom (ex. Cercidium), le résultat de la recherche sera l’ancien nom suivi du nom de genre correct (ex. Cercidium=Parkinsonia), ce qui signifie que le nom correct est Parkinsonia. Dès lors, la recherche d’images s’effectuera sur le nom de genre correct (ex. Parkinsonia). Vous pouvez faire des recherches sur des mots tronqués. Par exemple en tapant angelica syl, vous trouverez la référence à angelica sylvestris. Nous espérons que ce moteur aura votre agrément. L’équipe de botanique.org

Description botanique des Orchidaceae

Voir des photographies d’orchidées —- Liste des genres européens d’orchidées —- Utilisations socio-économiques des orchidées —- orchis_planche_low_fr.jpg —- Les Orchidaceae sont des plantes à mycorhizes endotrotrophes, épiphytes pour les espèces tropicales ou herbacées terrestres pour celles de climat tempéré, à croissance sympodiale, plus rarement, monopodiale. Elles sont parfois dépourvues de chlorophylle, très rarement complètement souterraines ou rhéophytes. Leur métabolisme est souvent de type CAM (identique à celui des plantes succulentes). Les racines aériennes des épiphytes sont recouvertes d’un voile ou vélamen constitué de plusieurs couches de cellules. Chez les espèces terrestres, les racines sont adventives et souvent épaissies en pseudobulbes. Les feuilles sont entières, alternes, distiques, rarement opposées ou verticillées, parfois en écailles, souvent charnues et engainantes. Les fleurs sont normalement hermaphrodites, trimères, épigynes, zygomorphes, en grappes ou en panicules, parfois solitaires. La fleur subit une rotation de 180° (résupination) par torsion de l’ovaire ou, plus rarement, du pédoncule floral. Le périanthe est généralement pétaloïde. Cependant, les trois pièces externes sont parfois verdâtres ; la pièce médiane étant peu différente des deux latérales. La pièce interne médiane adaxiale (dorsale), apparemment abaxiale (ventrale), diffère souvent des deux autres latérales internes par sa couleur et sa taille et forme un labelle. Les nectaires sont très variables parfois en éperon creux à partir de la base du labelle ou en coupe ou inclus dans le gynécée ou même extrafloraux. Les étamines sont solitaires normalement ; plus rarement leur nombre peut être de deux (Cypripedium) ou trois (certaines Apostasioideae, absentes de notre flore). Quand l’étamine est solitaire, il s’agit de celle externe médiane. Dans ce cas, les vaisseaux des deux étamines internes latérales (abaxiales ou ventrales) sont trouvés dans le gynostemium, ou colonne, constitué de l’androcée adné au pistil. Quand il y a deux étamines, ce sont celles internes latérales. Quand il y a trois étamines : une est celle externe médiane, toujours opposée au labelle ; les deux autres sont celles internes latérales. Les grains de pollen sont solitaires chez les Apostasioideae et chez les Cyprepedioideae alors qu’ils sont en tétrades ou en pollinies chez les autres sous-familles. Dans ce cas, il y a cinq ou six pollinies par sac pollinique. Les pollinies sont portées par des caudicules se terminant par un rétinacle visqueux ou viscidium, contenu dans une bursicule, qui permet à l’ensemble de se coller aux pollinisateurs. L’ovaire est infère, constitué de trois carpelles soudés entre eux en une seule loge (trois chez les Apostasioidae). La placentation est pariétale. Le gynostemium est souvent sous-tendu par un lobe stigmatique élargi ou rostellum permettant de limiter l’autofécondation. Les ovules, dont le développement est déclenché par la pollinisation, sont anatropes, bitéguminés, parfois unitéguminés, et, toujours, en très grand nombre. Leur fécondation est souvent retardé, jusqu’à six mois. Le fruit est une capsule fermée basalement et apicalement avec trois ou six fentes de déhiscence. Les semences sont minuscules, en nombre infini (plusieurs millions), avec un embryon non développé, minuscule, un albumen dont le développement est bloqué à deux ou quatre, plus rarement seize cellules. Les semences ne germent qu’en présence du champignon spécifique du genre Rhizoctonia. Un protocorme se constitue avec des rhizoïdes basaux, sans radicule et généralement sans cotylédon qui donne finalement des feuilles apicales. Les racines adventives se développent ensuite. ——— La formule florale des Orchidaceae est ordinairement la suivante : Pz : 3+3 ; [A : 1 ou 2, très rarement 3 ; G inf: (3)]

Description botanique des Asteraceae (Compositae)

Les Asteraceae sont des plantes ordinairement herbacées dans nos régions mais pouvant être arborescentes ou arbustives. Les feuilles sont alternes, moins souvent opposées, rarement verticillées, toujours exstipulées. Les fleurs sont épigynes, hermaphrodites, plus rarement unisexuées, les espèces étant alors monoïques ou dioïques. Chez les Asteroideae, elles sont souvent stériles en périphérie de l’inflorescence. L’inflorescence est ordinairement un capitule compact de fleurs sessiles tubulées et/ou ligulées sous-tendu par un involucre de bractées disposées sur un à plusieurs rangs (0 chez Psilocarphus, seulement présent sur le continent américain). Les bractées peuvent être herbacées, scarieuses ou épineuses. Sur le réceptacle, les bractéoles, si elles sont présentes, peuvent prendre la forme d’écailles, de soies ou de paillettes. Les capitules sont disposés en cymes ou en corymbes ou quelques fois réunis en glomérules, dans ce cas, ils sont uniflores (Echinops). La corolle est gamopétale, tubulée ou ligulée. Dans le premier cas, cinq lobes réduits sont visibles ; dans le deuxième, seuls trois lobes vestigiaux subsistent. Deux tribus principales sont distinguées : – les Cichorioideae à capitules normalement homogames (fleurs toutes stamino-pistillées) constitués de fleurs uniquement ligulées ou toutes tubulées (capitules discoïdes) , – les Asteroideae, capitules polygames (fleurs stamino-pistillées et unisexuées) composés entièrement de fleurs tubulées (capitules disciformes) ou avec en périphérie des fleurs ligulées (capitules radiés). Le calice est gamosépale à limbe nul ou formant un pappus au-dessus de l’ovaire. Le pappus est composé d’écailles, de soies capillaires, lisses, scabres (Carduus) ou plumeuses, unisériées (Carlina) ou bisériées (Centaurea). Les étamines sont épigynes, au nombre de cinq, parfois quatre, insérées sur le tube de la corolle et alternes à ses divisions. Elles sont absentes ou non fonctionnelles dans les fleurs pistillées ou stériles. Les filets sont ordinairement libres mais les anthères biloculaires, introrses sont connées par leur bord en un tube entourant le style. L’ovaire infère est composé de deux carpelles. Il est uniloculaire et uniovulé. L’ovule est anatrope et unitéguminé. Le style est entier dans les fleurs staminées ; dans celles pistillées et stamino-pistillées, il est bifide. Le fruit est un akène indéhiscent, couronné, ou non, par le limbe du calice. La graine est dressée et son tégument est souvent soudé avec l’ovaire. Elle est exalbuminée. —– La formule florale des Asteraceae est ordinairement la suivante : – Fleurs tubulées : K : 0 ou n ; [C : (5) ; A : 5)] ; G inf : (2) – Fleurs ligulées : K : 0 ou n ; [C : (3), parfois (5) ; A : 5) ou 0] ; G inf : (2) ou 0

Genres européens de Scrophulariaceae

Les Scrophulariaceae sont représentées en Europe occidentale par les genres suivants : Anarrhinum, Antirrhinum, Asarina, Bartsia, Chaenorhinum, Cistanche, Cymbalaria, Digitalis, Erinus, Euphrasia, Gratiola, Hebe, Kickxia, Lathraea, Limosella, Linaria, Lindernia, Melampyrum, Mimulus, Misopates, Nothobartsia, Odontites, Parentucellia, Paulownia, Pedicularis, Rhinanthus, Scrophularia, Sibthorpia, Tozzia, Verbascum, Veronica (Plantaginaceae in APG II).