Archives par mot-clé : biodiversité

Plantes présentant un danger pour l’environnement

DOMAINE TERRESTRE

Acacia dealbata Willd. (Fabaceae) Acacia saligna (Labili.) Wendl. f. (Fabaceae) Acer negundo L. (Sapindaceae [Aceraceae]) Ailanthus altissima (Miller) Swingle (Simaroubaceae) Ambrosia artemisiifolia L. (Asteraceae) Aristolochia sempervirens L. (Aristolochiaceae) Artemisia verlotiorum Lamotte (Asteraceae) Aster novi-belgii L. (Asteraceae) Aster squamatus (Sprengel) Hieron. (Asteraceae) Baccharis halimiifolia L. (Asteraceae) Bidens frondosa L. (Asteraceae) Bromus catharticus Vahi (Poaceae) Buddleja davidii Franchet (Scrophulariaceae [Buddlejaceae]) Carpobrotus acinaciformis (L.) L. Bolus (Aizoaceae) Carpobrotus edulis (L.) R. Br. (Aizoaceae) Cenchrus incertus M.A. Curtis (Poaceae) Chenopodium ambrosioides L. (Amaranthaceae [Chenopodiaceae]) Cortaderia selloana (Schultes & Schultes f.) Ascherson & Graebner (Poaceae) Cotula coronopifolia L. (Asteraceae) Cyperus eragrostis Lam. (Cyperaceae) Cytisus striatus (Hill) Rothm. (Fabaceae) Helianthus x laetiflorus Pers. (Asteraceae) Helianthus tuberosus L. (Asteraceae) Lemna minuta Kunth (Lemnaceae) Ludwigia grandiflora (Michaux) Greuter & Burdet (Onagraceae) Ludwigia peploides (Kunth) P. H. Raven (Onagraceae) Oenothera biennis L. gr. (Onagraceae) Oxalis pes-caprae L. (Oxalidaceae) Paspalum dilatatum Poiret (Poaceae) Paspalum distichum L. (Poaceae) Pittosporum tobira (Thunb.) Ait. f. (Pittosporaceae) Robinia pseudo-acacia L. (Fabaceae) Rumex cristatus DC (Polygonaceae) Senecio inaequidens DC (Asteraceae) Sporobolus indicus (L.) R. Br. (Poaceae) Xanthium strumarium gr. (Asteraceae)

DOMAINE MARIN

Caulerpa taxifolia (Vahi) C. Agardh (Ulvophyceae) Polysiphonia setacea Hollenberg (Rhodophyceae) Sargassum muticum (Yendo) Fensholt (Phaeophyceae)

Les plantes envahissantes

L’Homme est bien souvent le responsable de la prolifération de ces plantes envahissantes. Il les a introduites pour son agrément (jardin, aquarium…), pour leur utilité effective ou supposée, ou pour les acclimater afin de les tester ultérieurement. Ensuite, échappées de leur lieu de culture initial, il les laisse proliférer soit par ignorance soit par intérêt à court terme : utilisation du bois, beauté des fleurs… Ces plantes mettent très rapidemment à profit le désintérêt que l’Homme porte à leur avenir dans les milieux naturels car elles sont souvent de redoutables colonisatrices : semences ou pollen produits en grandes quantités et/ou transportés sur de longues distances, fortes capacités de multiplication végétative. La plante envahissante la plus connue est une Algue verte, Caulerpa taxifolia. Echappée d’un aquarium de bord de mer, elle a progressivement envahie les prairies maritimes à Zostères du fond de la Méditerranée. D’autres sont aussi néfastes mais leur nuisance est moins connue. Citons pour exemples : – le Robinier, Robinia pseudo-acacia, appelé à tort Acacia, envahit les peuplements forestiers. Introduit depuis 1601, il est resté longtemps cantonné dans les jardins et s’en est échappé qu’au 19ème siècle. Son bois est apprécié pour faire des piquets de clôture. – le Mimosa, Acacia dealbata. Le Mimosa dont les fleurs jaunes sont appréciées de beaucoup est un redoutable colonisateur des milieux méditerranéens. – l’ailante, Ailanthus altissima, envahit les friches souvent avec l’arbre à papillons. Il est, malencontreusement, souvent apprécié dans les jardins particuliers car il peut pousser de plusieurs mètres par an. Certains jardins botaniques le laissent aussi dans leur collection sous divers prétextes. – Baccharis halimiifolia envahit les côtes sud de la Bretagne. Comme ses consoeurs, cette plante envahissante est souvent laissée en place car elle est très résistante aux vents et aux embruns.

Relations entre les organismes

Relations entre les organismes Réseau trophique Des chaînes alimentaires sont formées entre différentes espèces : plantes vertes (producteurs) ; herbivores (consommateurs primaires) ; petits et grands carnivores, nécrophages (consommateurs secondaires). Les êtres n’ayant pas de régime alimentaire spécialisé (omnivores par exemple) établissent des relations entre les différentes chaînes alimentaires qui, combinées entre elles, forment un réseau trophique. Un réseau trophique peut englober différentes biocénoses[1] ou écosystèmes[2]. Certaines espèces sont particulièrement difficiles à classer dans une biocénose : les larves d’amphibiens sont dans un milieu aquatique alors que les adultes sont terrestres. Equilibre biologique La biocénose est un ensemble supra-individuel et supra-spécifique possédant des capacités de régulation : si un hiver rigoureux a détruit beaucoup de larves d’insectes, les insectivores seront moins nombreux….Dans la pratique, les valeurs des populations varient autour d’une valeur moyenne appelée équilibre biologique. Plus le réseau trophique est complexe plus les variations seront faibles (bien que les variations d’une seule espèce auront des impacts sur un plus grand nombre d’espèces). Principes biocénotiques fondamentaux Plus les conditions de vie d’un biotope peuvent varier, plus le nombre d’espèces est élevé. Par exemple dans les régions d’estuaire, il est possible de trouver des poissons d’eau douce et d’eau salée. Quand les conditions de vie s’écartent d’un minimum vital (chaleur, ressources en eau), plus le nombre d’espèces est faible et plus le nombre d’individus par espèce est important. Par exemple, le nombre d’espèces de la strate arborée va en décroissant de la forêt équatoriale, à celle tropicale, puis tempérée et sahélienne. Les biocénoses ayant un très grand nombre d’espèces ont des populations relativement stables dont la survie est moins difficile (hors intervention humaine). A l’inverse, des biocénoses aux espèces peu nombreuses peuvent subir des variations de populations très importantes : en zone sahélienne, la sécheresse peut avoir des effets désastreux. Cycle alimentaire Dans une chaîne alimentaire, trois catégories sont distinguées : – les producteurs sont les végétaux autotrophes qui transforment les substances minérales en substances organiques, – les consommateurs (végétaux hétérotrophes, animaux) se nourissent directement ou indirectement des matières organiques élaborées par les producteurs, – les décomposeurs (principalement des bactéries) qui réduisent les cadavres, les déchets des végétaux et des animaux en des substances minérales pouvant être à nouveau disponibles pour les producteurs. ——————————————————————————– [1] biocénose : ensemble d’êtres vivants qui se constitue dans des des conditions écologiques données et qui se maintient dans un équilibre dynamique. [2] écosystème : une biocénose avec l’ensemble des facteurs inorganiques du biotope qu’elle occupe constitue un écosystème.

Banque de semences : outil de conservation

Banque de semences Catégories de semences Une semence contient un embryon différencié (ébauche de racine et de tige, un ou deux cotylédons[1] qui sont des feuilles embryonnaires), des réserves situées dans les cotylédons ou dans des tissus spécialisés (albumen[2] ou périsperme[3] chez les Angiospermes, endosperme[4] chez les Gymnospermes) (Côme, 1970 & 1992). Deux catégories de semences peuvent être considérées (Côme, 1992) : d’une part, des semences orthodoxes à faible teneur en eau, supportant la dessiccation et une conservation au froid, d’autre part, des semences récalcitrantes à la dessiccation, à teneur en eau élevée, ne supportant pas, en général, une conservation au froid. noix_low.jpg Photo de noix : La semence du fruit de noyer est récalcitrante et ne peut pas être conservée au froid. Une autre catégorie dite de “ semences intermédiaires ” peut, éventuellement, être prise en compte : les semences supportent une dessiccation et une conservation au froid dans des conditions strictement contrôlées et pour une période plus courte que pour les semences orthodoxes (Hong et al, 1996). Les deux catégories, orthodoxe et récalcitrante, sont importantes car elles sont liées au mode de conservation et à la longévité des semences. Ainsi, les semences orthodoxes peuvent être placées au congélateur de -18°C à -33°C, pour une conservation à long terme, si leur teneur en eau est maintenue la plus basse possible. Au contraire, 15°C est un seuil à ne pas franchir pour conserver, à moyen ou long terme, la majorité des semences récalcitrantes (Cromarty et al, 1990). Si la teneur en eau permet de déterminer la catégories des semences, Hong et al. (1996) ont aussi prouvé les corrélations existant entre ces catégories et le poids ou le volume des semences. En résumé, plus une semence est petite et/ou dense plus la probabilité pour qu’elle soit orthodoxe est élevée. Collecte et stockage Les semences sont collectées soit en milieu naturel, soit dans des parcelles cultivées. Pour ces dernières récoltes, les pieds-mères sont sélectionnés pour que la probabilité d’hybridation inter- et intra-spécifique non contrôlée soit la plus faible possible. La probabilité d’hybridation spontanée inter-générique étant suffisamment faible pour être considérée comme nulle, le critère de sélection est l’absence ou l’éloignement important, sur le site d’une autre espèce du même genre. Cependant, 3 exceptions à cette règle sont prises en compte. La première permet de considérer le risque d’hybridation comme faible quand les pieds d’espèces différentes sont très éloignés sur le même site. Cette exception à la règle générale se justifie d’autant plus pour des espèces entomophiles introduites. En effet, dans ce cas, les insectes ne sont pas spécialisés et chaque pollinisation sera un événement aléatoire et indépendant : si n est le nombre total de taxons sur le site, la probabilité d’hybridation peut être évaluée, en première approximation, à n-2 . La 2ème exception considère qu’il ne peut y avoir d’hybridation entre deux espèces du même genre si les périodes de floraison sont bien distinctes. Enfin, la 3ème exception s’applique quand la pratique a déjà prouvé que les semis de certains taxons conservaient les caractères des pieds-mères. Les semences orthodoxes sont conservées à l’obscurité, dans des boites hermétiques, en présence de gel de silice, à 5°C ou, éventuellement, au congélateur à -18°C ou -33°C. Les semences récalcitrantes sont conservées à l’obscurité, à 15°C. Références bibliographiques Côme D., 1970. Les obstacles à la Germination. Masson & Cie ed., Paris : 162 pp. Côme D., Corbineau F., 1992. Les végétaux et le froid. Dans les semences et le froid, Côme pub., Hermann ed., Paris : 401-461. Cromarty A. S., Ellis R. H., Roberts E.H., 1990. The Design of Seed Storage Facilities for Genetic Conservation. Edition révisée. International Board for Plant Genetic Resources, Rome : 100 pp. Hong T. D., Linington S., Ellis R. H., 1996. Compendium of Information on Seed Storage Behaviour. International Plant Genetic Resources Institute, Rome : sous presse. Young J. A., Young C. G., 1992. Seeds of woody plants in North America. Revised and enlarged edition. Dioscorides Press, Portland : 407 pp. ——————————————————————————– [1] Respectivement, classe des Monocotyledonae et celle des Dicotyledonae. [2] Tissu triploïde issu de la fécondation par un spermatozoïde des deux noyaux accessoires du sac embryonnaire. [3] Tissu diploïde d’origine maternelle, nucelle chargé de réserves [4] Tissu haploïde coenocytique, gamétophyte femelle.

Conventions internationales

Conventions internationales La Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe – appelée aussi Convention de Berne – a été adoptée le 19 septembre 1979 à Berne (Suisse) et est entrée en vigueur le 1er juin 1982. Cette Convention a pour objet d’assurer la conservation de la flore et de la faune sauvages et de leur habitat naturel. La CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of wild fauna and flora), convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, protège les plantes dont le transport et le commerce sont réglementés et a été ratifiée par la France en 1976. La liste de plantes est régulièrement mise à jour : (i) elle protège des espèces naturelles, non cultivées, (ii) la protection est graduée en fonction des menaces pesant sur les plantes, (iii) à l’entrée aux frontières où la douane peut demander les permis d’importation et/ou d’exportation. En cas d’importation de plantes, outre la législation concernant la protection des espèces, il ne faut pas oublier la réglementation phytosanitaire. Par exemple, il est demandé un certificat phytosanitaire détaillé des plantes importées ; l’importation de certaines étant strictement interdite. La Convention sur la Biodiversité, ratifiée par la France en 1992, reconnaît aux pays la propriété de leurs ressources naturelles et leur droit de réclamer une contrepartie à leur utilisation par d’autres parties. Cette convention n’a pas été ratifiée par les Etats-Unis. L’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), dresse des listes de plantes menacées au niveau mondial et définit les catégories de menaces pesant sur les plantes. Les listes UICN, même si elles n’ont en elles-mêmes aucune valeur réglementaire ou législative en France, sont importantes car elles servent de base aux listes nationales.