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Le limodore (Limodorum abortivum, Orchidaceae, Asparagales)

En France, seules deux espèces d’orchidées françaises sont dépourvues de chlorophylle : la néottie nid-d’oiseau Neottia nidus-avis, de couleur brune, et du limodore violet ou limodore à feuilles avortées Limodorum abortivum. Elles sont réputées être saprophytes, c’est-à-dire qu’elles vivent de matières organiques en décomposition grâce à des champignons symbiotes (mycotrophie). Limodorum_abortivum_low-2.jpgLimodorum abortivum photographié dans la région d’Argelès-sur-mer ——– Cependant, des auteurs ayant observé des racines de Limodores soudées à des racines de chênes, de hêtres, de châtaigniers ou de cistes, pensent donc qu’elles ne sont pas saprophytes mais parasites. Le Limodore est dépourvu de feuilles et de chlorophylle. Les fleurs sont parfois pollinisées par des hyménoptères (groupe qui comprend les abeilles) mais elles sont souvent cléistogames et il est fréquent qu’une partie de l’inflorescence ne s’ouvre pas. Des floraisons suivies de fructifications entièrement souterraines sont aussi signalées. —— Voir des photographies d’orchidées —- Description botanique des orchidées —- Liste des genres européens d’orchidées —- Utilisations socio-économiques des orchidées

Pollinisation chez les Angiospermes

La pollinisation peut se faire selon différents modes : – l’autopollinisation. Le stigmate d’une fleur reçoit le pollen de la même plante. Ce mode est fréquent mais non obligatoire chez les Graminées cultivées. Il est par contre obligatoire chez les fleurs qui ne s’ouvrent pas (cléistogames) telles que la Violette. – la pollinisation croisée. Le stigmate d’une fleur reçoit le pollen d’une autre plante. La pollinisation croisée peut être favorisée : – par l’existence de fleurs mâles et de fleurs femelles sur des pieds différents, – par la présence d’organes reproducteurs n’ayant pas leur maturité en même temps : le pollen est libéré avant, alors que le stigmate est immature (protandrie) ou le stigmate est réceptif alors que les étamines sont encore jeunes (protogynie), – par l’existence de structures empêchant le pollen de se déposer sur le stigmate de la même fleur (rostellum des Orchis). Les agents de la pollinisation sont le vent (anémogamie) ou les insectes (entomogamie). Dans le premier cas, les fleurs sont en général à périanthe bien développé et coloré. Dans le second cas, le périanthe est absent ou réduit et peu coloré.

Description des Brassicaceae

Les Brassicaceae sont des plantes herbacées (toutes celles de nos régions), plus rarement des arbustes. Les feuilles sont alternes, rarement opposées, exstipulées, simples ou plus ou moins pennatiséquées, très rarement composées. Les fleurs sont ordinairement regroupées en une grappe terminale allongée dépourvue de bractées ou sont rarement solitaires. Elles sont hypogynes, hermaphrodites, actinomorphes ou presque, avec rarement un gynophore (Lunaria). Les nectaires floraux sont fréquents et forment parfois un disque autour du gynécée ou de l’androcée. Les sépales sont libres et au nombre de quatre. Ils sont souvent gibbeux à leur base. Les pétales, libres, au nombre de quatre, sont alternes aux sépales, ils sont rarement absents ou caduques. Ils ont ordinairement une base étroite longue (onglet) devenant brusquement un limbe élargi. Les étamines sont tétradynames : deux courtes externes et quatre longues internes (très rarement moins de six étamines). Les deux carpelles forment un ovaire supère composé, souvent divisé en deux par la formation d’un septum non vascularisé connectant les deux placentas pariétaux. Le cadre placentaire constitue un replum persistant. Il y a normalement de nombreux ovules en deux rangs, d’anatropes à campylotropes, bitéguminés. Le fruit sec déhiscent est une silique allongée ou une silicule courte dont les deux valves se séparent du replum. Le fruit est plus rarement indéhiscent ou à déhiscence transversale. Les semences sont exalbuminées ou avec un albumen réduit à une couche de cellules. Les embryons sont volumineux à cotylédons souvent pliés contre la radicule. —– Voir photographie du colza —- La formule florale des Brassicaceae est ordinairement la suivante : K : 4 ; C : 4 ; A : 4+2 ; Gsup : (2)